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La Rénovation Globale pour les passoires thermiques et la location

Par jonathan

09 Février 2024

Interdiction progressive de la location des passoires énergétiques

La loi Climat et Résilience, adoptée en 2021, prévoit l’interdiction progressive de la location des logements les plus énergivores, classés F et G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE)
L’interdiction concerne tous les types de logements, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou d’appartements, en résidence principale ou secondaire.
Les meublés de tourisme sont également concernés.

On estime que 7 millions de logements en France sont des passoires thermiques, soit environ 20 % du parc locatif privé.
Leur présence est plus marquée à Paris et dans la Creuse, où elles représentent 35% du parc.
La mise en œuvre de cette mesure devrait permettre de réduire la consommation d’énergie des bâtiments de 20 % d’ici 2030.

Une hausse des ventes de passoires thermiques

La vente des passoires thermiques reste donc autorisée en France malgré l’interdiction progressive de leur location.
Logiquement le nombre de bien mis en vente a considérablement augmenté depuis l’adoption de la loi Climat et Résilience, passant de 11% à 18% de toutes les ventes entre 2021 et 2023.
Cependant, ces logements se vendent généralement avec une décote importante, atteignant en moyenne 15% par rapport aux biens mieux classés en termes de performance énergétique.

Depuis le 1er avril 2023, les propriétaires de maisons individuelles ou d’immeubles classés F ou G doivent réaliser un audit énergétique avant de vendre leur bien, une obligation qui sera étendue aux logements classés E dès 2025, puis à ceux classés D dès 2034.
Cette mesure vise à fournir aux acheteurs une évaluation détaillée de la performance énergétique du bien ainsi que des scénarios de travaux possibles.

Bien que les passoires thermiques se vendent à un prix inférieur, les banques exigent désormais des critères plus stricts pour l’obtention de prêts, notamment la présentation de l’audit énergétique réglementaire.
Si l’acheteur n’a pas l’intention de rénover le bien, les banques demandent un apport initial plus important ainsi que des revenus plus élevés.
Les propriétaires cherchent donc à se « débarrasser »  de biens immobiliers qu’ils ne pourront plus louer, sans penser qu’ils pourraient à la place réaliser une Rénovation Globale.

La Rénovation Globale une solution crédible

La rénovation globale offre une alternative à l’impossibilité de louer une passoire thermique.
Grâce à des dispositifs comme MaPrimeRénov’ pour la Rénovation Globale, les propriétaires peuvent bénéficier d’aides financières importantes, jusqu’à 90% dans certains cas.

La Rénovation Globale a pour but la réalisation de plusieurs travaux conjointement afin de maximiser les bénéfices de la rénovation énergétique.
Par exemple, si vous remplacez un système de chauffage défaillant par un équipement économe et écologique tel qu’une pompe à chaleur, cela ne résoudra pas entièrement vos problèmes si votre toiture ou vos planchers bas sont responsables de pertes de chaleur significatives.
En améliorant l’isolation, le système de chauffage et les fenêtres par exemple, ils peuvent sortir du statut de passoire énergétique et être de nouveaux autorisés à louer leur bien.

De toute façon, les aides publiques à la rénovation thermique des logements administrée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), favoriseront dorénavant les rénovations globales plutôt que les travaux isolés.
Concernant les logements classés F et G, MPR ne sera plus accessible qu’à condition de réaliser une rénovation globale.
Il faudra auparavant réaliser un audit énergétique et être accompagné d’un Accompagnateur Rénov’.
Les autres logements  pourront également être éligible à la Rénovation Globale, sans que ce soit une obligation.

Louez et revendez votre bien plus cher grâce à la rénovation globale

L’étiquette énergétique DPE (Diagnostic de Performance Energétique) a un impact important sur la valeur d’un bien immobilier.
En effet, les logements énergivores (classés F ou G) sont de plus en plus difficiles à louer et à vendre, car les acheteurs et les locataires sont de plus en plus conscients des coûts élevés liés à la consommation d’énergie.
Selon une étude des Notaires de France, les biens immobiliers classés F ou G se vendent en moyenne 15 à 20% moins cher que les biens classés A ou B.
Les biens immobiliers énergivores risquent de perdre de la valeur dans les années à venir, tandis que les biens économes en énergie seront de plus en plus recherchés

✅ Plus de 60% d’économies d’énergie
✅ Aides plus avantageuses
✅ Un projet pour plusieurs travaux
✅ Amélioration de l’étiquette DPE
✅ Valorisation du bien immobilier

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